
Le Hangar à dirigeables d’Écausseville fut construit durant la Première Guerre mondiale, sur un site protégé des vents, dans le nord de la Manche. Il portait alors une mission stratégique, accueillir les dirigeables chargés de repérer et de bombarder les sous-marins allemands voguant dans la Manche. La guerre achevée, l’essor fulgurant de l’aviation rendit ces majestueux engins progressivement obsolètes, et l’incendie spectaculaire du Hindenburg en 1937 scella définitivement leur sort.
Longtemps déserté par les armées, le hangar connaît aujourd’hui une seconde vie, portée par une vocation nouvelle : la promotion des ballons écologiques. Sous l’impulsion de l’association Aérosculpture, il ouvre ses portes chaque été et propose au public l’expérience unique des vols en aéroplume à ailes battantes. C’est là, un après-midi d’été, que je me suis élevé dans les airs, porté par le souffle du vent. De là-haut, dominant la foule, un rêve s'est dessiné : un hangar à dirigeables faisant le tour de la terre… Et moi, battant mes ailes avec ferveur, je parcourrai ses merveilles.
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The Écausseville Airship Hangar was built during World War I on a site sheltered from the wind in the northern Manche region. It served a strategic purpose at the time: to house airships tasked with spotting and bombing German submarines navigating the English Channel. After the war, the rapid rise of aviation gradually rendered these majestic vessels obsolete, and the dramatic Hindenburg disaster in 1937 sealed their fate for good.
Long abandoned by the military, the hangar has found a second life with a new mission: the promotion of eco-friendly balloons. Driven by the Aérosculpture association, it opens its doors each summer, offering the public a unique experience—flights in flapping-wing aeroplumes. One summer afternoon, I too rose into the air, carried by the breath of the wind. From above, soaring above the crowd, a dream took shape: an airship hangar traveling around the world… And I, beating my wings with fervor, would journey through its wonders.
© Guillaume Bellanger

© Guillaume Bellanger